• le réfugié (3) histoire du présent

     

    Le réfugié (3)

    Jeudi, il est dans la salle de bains et je ne l’aime pas … chhhhhhhhhhhh ! et elle aussi, mon humaine. Je veux voir, je veux le voir, parole de Durga, elle m’ouvrira la porte. Djinnie, vient, tu m’aideras … et nous voilà ensemble… et la porte s’ouvre.

    Je rentre et méfiante, je me faufile et renifle son odeur. Pfff ! il n’est pas beau à voir. Il ne veut rien absorber ; ah le difficile, la pâté est bonne ici ! Djinnie s’approche et il ne dit quasiment rien .. à peine un grrr affaibli. Il essaie de marcher un peu, tout bancal qu’il est !

    Et ça y est la mamounette, nous prend et nous met dans le couloir !! Et le coryza cela s’attrape …

    Le soir, nous sommes bien à l’heure pour le repas et restons bien près d’eux. Et s’ils nous préféraient le mariol que je rencontre quelquefois dans les jardins dehors. Et son grondement rauque, je le hais … chhhhh ….

    Qu’il guérisse et ouste du balai !!


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  • Le réfugié (2)

    Au réveil, tous deux descendons voir le réfugié. Amorphe, il est dans un coin. Il n’est pas vaillant ; son œil semble mort … le deuxième tout voilé … Il s’est réfugié dans une étagère. Nous (Olivier et moi) lui aménageons une petite niche dans une boîte. La journée passe, il ne mangera rien, ne boira pas.

    Une copine nous remet des antibiotiques à administrer, deux par jour. Dans un rien de boîte pour chat, nous écrasons le cachet et laissons le tout. Et ce diable de chien pousse la porte et avale médicament et pâté … se léchant et reléchant les babines.

    Mardi, nous nous levons et aucune amélioration, sauf qu’il est étalé au milieu de la pièce et ne remue pas une patte en sentant la chienne … et rien de rien. Nous lui nettoyons les yeux, il est tout mou dans nos bras. Va-t-il vivre ou mourir ? La deuxième solution semblant plus que probable.

    Ce sont des temps suspendus, ces heures, ces jours où la vie ne sait plus trop si elle doit continuer ou laisser  l’ange de la mort prendre dans ses bras, le grand malade. Cela me rappelle d’autres moments, d’autres lieux, des vies d’aimés partis dans l’insondable ciel.

    Mercredi au réveil, ce n’est plus possible et nous prenons rendez-vous chez le vétérinaire. 17 h nous dit-il ! Le chat errant (pas de tatouage, ni de puce, pas stérilisé) est si mal en point qu’il lui donne dix ans au moins .. et lui ouvrant sa grande bouche implantée de toutes ses dents … il rajuste son estimation : entre 5 et dix ans. C’est simple, il faut le piquer (antibiotiques, anti-inflammatoires pour 14 jours), le réhydrater et il doit manger … C’est un fort coryza et peut être sida du chat… Retour à la maison, changement de pièce ; il monte à l’étage à la salle de bains plus chaude et tous deux, préparons lit, litière, eau et nourriture.

    Et dire qu’il nous a demandé comment nous l’appelions : simplement « chat » ; peut on donner un nom à quelqu’un d’étranger, dont on ne sait pas si demain il sera encore là. Le garderons-nous .. ? plutôt Djinnie et Durga l’accepteront-ils ? Djinnie est si vive et si décidée qu’elle effraie souvent chats et petits enfants. Durga, ici, c’est chez elle et elle sait cracher. N’a-t-elle pas délogée un précédent réfugié qui horrifié est reparti …


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  • le réfugié (1) histoire du temps présent

    Le réfugié (1)

    Un léger bruit, léger, à peine plus fort que le craquement d’une croquette, je me réveille, je me précipite à toutes pattes, dévale l’escalier.

    Dans le cellier, un chat, un chat noir est entré … J’aboie, j’aboie, l’animal ne bouge pas, reste refermé sur lui. J’aboie.. pas l’aboiement méchant, vindicatif, non l’aboiement répété pour alerter les humains.

    Et la voilà, elle, mon humaine, qui encore me souffle : « arrête, tu nous réveilles, silence Djinnie ! ».

    Le chat ne bouge pas, il est sur la boîte à outils et rien pas même un tremblement de terre ne le fera changer de place.  J’aboie, bien encore un peu, en ce lundi 29 février, 4h30. Elle me prend par le collier et me dégage de là … et ferme le porte. Dormir, me dit-elle, nous voulons dormir. Laisse le dormir…

    Elle est rigolote. Un intrus est entré, je ne vais pas le laisser faire. Ici, c’est moi la cheftaine de Durga, la grise, alors le noir, il doit partir, rien à faire ici. Et de descendre et de remonter les escaliers, Et d’essayer de pousser la porte … Pas rigolo,  l’homme se lève excédé … et me met dans la voiture dans le garage jouxtant  le cellier … Pas rigolo, et pourtant je dors, m’endors, super rêver de voyager, de partir en vacances, de courir dans l’herbe drue…. Et oublier le réfugié.

    (suite demain) 


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  • au-delà du regard

    au-delà du regard


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  • 21 janvier 2016 Sainte Agnès, temps froid et sec

     

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    Merci Djinnie

    Energie solaire,

    Merci Alexandre Jollien*

    Plein chant,

    Merci Matthias Malzieu**

    Centre du cœur,

    Merci ciel bleu

    Et bribes de nuages

    Follets, rondelets

    Merci le chat

    Tout à la chaleur,

    Merci eau qui chantonne

    Sous les pommes-de-terre,

    Merci Madame ***qui agonisez

    Et confiez votre foi, votre amour

    terrien

    Au prêtre, à vos enfants,

    A tous ceux qui écoutent.

    Merci  jourd’hui

    Merci !

     

    *Alexandre Jollien, Mathieu Ricard et Christophe André (trois amis en quête de sagesse)

    **Mathias Malzieu  (journal d’un vampire en pyjama)

    ***Messe du jeudi (radio Jéricho), témoignage du prêtre


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