• Le chien aboie

    ouah ouah ouah étranger qui es-tu ?

    Dans le cœur de l'ordinateur, 

    je vagabonde dans une rivière poissonneuse.

     

    Le chien aboie, le regard s'envole

    derrière la fenêtre 

    où l'enfant au tee shirt jaune joie

    tourne autour d'un poteau 

    où l'enfant curieuse au jeans délavé

    rit et fait battre le cœur.

    D'inconnue à inconnue,

    la trille d'un rire,

    la vrille d'un sourire,

    presque une valse lumineuse.

    Partie avec sa maman au landau chargé d'un bébé

    Elle laisse le vide 

    plein de tendresse et de chaleur.

    Minute tendre.

     


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  • La coiffeuse aux tatouages

     

    L’attente ne serait pas longue.

    « la fiancée des corbeaux » remisée dans le sac.

    La coiffeuse aux souples mains

    Lava les cheveux

    Et surtout massa, redonnant sérénité à la tête fatiguée.

    Déjà « Venez, prenez place, j’arrive »

    Le livre à nouveau sorti

    Pour l’attente probable replongea dans le sombre.

    La jeune femme demanda

    J’indiquai « coupe plus courte, 5 cm et quelques ».

    Les ciseaux, le peigne virevoltèrent.

    Et les tatouages colorés dansaient

    La conversation

    Moment privilégié dans ce couple éphémère

    Commença.

    Djinnie, jagd-terrier, SPA, Nancy

    Follette, fidèle, ferme.

    Et elle, allant, venant,

    Cheveux glissants sur le sol,

    Spitz et colley,

    L’un vif, l’autre plus doux,

    Bichon chez papa, maman.

    Les vétérinaires, prix surprenants,

    Nervosyl, fleurs de Bach, agility…

    La demi-heure s’envolait

    Ma tête s’allégeait.

    Il ne me serait plus possible de les sentir papillons frivoles,

    Et curieuse, je lui demandai enfin

    « Vos tatouages ? »

    Aimable, elle se pencha découvrant

    Son spitz tatoué dans un cadre orné

    Son colley plus bas assis tendrement

    Et son bichon, aussi.

    « Jamais je ne les oublierai, jamais ! »

    La coupe était bien un peu courte

    Je n’avais lu qu’une page.

    La tatouée généreuse

    M’avait déjà tendu le blouson vert

    Il était temps de partir joyeusement accompagnée de son sourire.


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  • Flamenco coquelicot

     

    Des foulards rouges,

    Sang neuf,

    Sang vital,

    Des gilets de même teinte,

    Elles sont deux

    Bras dessus, bras dessous.

    ..

    Les immeubles gris

    Avec leurs passants murailles

    S’abaissent

    Se fondent

    Devant la beauté pure.

    L’air s’affole

    face au ballet

    Des longs jupons

    Qui virevoltent et claquent

    Les rires fusent

    La vie se fait passion.

     

    Les jeunes femmes,

    Coquelicots triomphants,

    Sont champ kirghize ou d’ailleurs.

     


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  • Comme ça !

    Comme ça !

     

    Comme ça !
     

    Comme ça !

    Comme ça !

    Comme ça ! 

     

    Comme ça …

     

    Ils arrivaient ensemble

    Le chien et le chat

    Près l’un de l’autre

    Comme ça …

    Ils s’en venaient.

    Et dans l’air suave,

    Il régnait une fraternité

    D’amour, une paix divine

    Ils s’en venaient

    Me rejoindre

    Comme ça !


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  • PRINTEMPS

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Aujourd’hui

    Du matin éclairé

    Où une corbelle niche

    Haut dans l’arbre

    Où le vert affolant des débuts,

    Minuscules promesses feuilles,

    Taquine le regard

    Aujourd’hui

    Où de droite et de gauche

    Chantent, piaillent les volants enflammés

    Aujourd’hui

    Où sur le banc assise

    Dans la tranquille minute

    L’énergie primesautière

    Sautille par saccades

    Par à-coups vifs,

    L’âme amusée sourit

    Le corps frémit.

     

    ...s'en vient  LE PRINTEMPS.


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