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  • Vendredi  de février

     

    Le bleu est là

    Le bleu, bleu

    Le soleil aussi .

    Les chats s’embrassent

    La fille chante

    Le bleu est là,

    Décapant mon cœur,

    Décapant mon cœur.

    Les gris l’endormaient si bien

    Les  demi-jours aussi.

    Les pousses se tirent

    Vers le ciel

    L’oiseau chante sa joie.

    Coucou cou, coucou cou

    Encore une fois,

    Une fois et une fois.

    Mon cœur craquelle

    La vie se réapprend.

     


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  • Humanité en déroute

     

    10 ans, peut-être

    Dans la presque nuit

    Le garçon au teint basané

    Quête une pièce.

    Sa mère l’attend.

    25 ans, à peine plus,

    La jeune femme roumaine

    Se trouve un nouveau logis

    Amant, amie ou autre.

    Ne plus retourner là-bas.

    35 ans, même moins

    Le Syrien quête aussi

    Deux ans qu’il est ici.

    Son pays est foutu

    La neige glisse sur son blouson.

    60 ans, et davantage,

    Assis devant l’étroite

    Entrée de la poste

    Le vieil homme tend la main.

    Chaque menue pièce est bienvenue

    A quel moment, notre dignité s’efface-t-elle

    Pour qu’à notre tour, nous tendions la main ?



     

     

     


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  • neige

     

    Les anges se sont lâchés

    Plus léger que la fleur de coton

    Plus doux que la laine angora

    Plus soyeux que le cachemire

    Leur souffle subtil

    Embrasse de blancheur neigeuse

    Les arbres et herbes et maisons.

     

    neige

     

     

     

    neige

     

     

    L’air est doux

    Moelleux

    L’air

    Suspendu, lumière

    La neige

    Allège, libère

    Illumine

    Respiration  espiègle !

     

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  • Mon mari a une maîtresse

     

    Mon mari a une maîtresse

    Belle, je ne sais pas,

    Présente, oui, un, peu, beaucoup.

    Il souhaiterait la dompter

    L’apprivoiser, la dominer !

    Il rage, il rue, il éructe.

    L'air est secoué 

    de spasmes électriques.

    L’indomptable se retape

    La face. Son adolescence

    Flamboyante l’hérisse.

    Il la menace,

    La gronde, la fesse,

    Rien n’y fait.

    La sorcière rouge

    Mène la danse.

     

    Sans corps, sans âme,

    Sa toile l’englue.

    Il en veut et n’en veut plus

     

    Mon mari a une maîtresse

    Elle le  tient en laisse,

    C’est l’amour-haine.

    (vous la connaissez,

    c’est  la toile et aussi windows10 l’envahissant, destructif,

     et toutes ces applications, mots de passe, cookies..)


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