• comprendre l'offenseur

    De cette manière on arrive tôt ou tard à voir l'autre en le dissociant du mal qu'il a commis. L'autre n'est pas le mal, il ne l'incarne pas, il ne peut être diabolisé : l'autre reste un homme ou une femme qui a commis une action mauvaise, mais chacun est toujours plus grand que le mal qu'il a accompli. Si on n'assume pas ce regard, la seule issue possible est la condamnation à mort de l'offenseur, sa négation au prix de sa destruction. La personne n'est pas un délit qui a une personnalité, elle est et elle reste un être humain.

    ....

    Le pardon affirme que la relation avec l'offenseur est plus importante que l'offense infligée par celui-ci à la relation, et il amène l'offensé à considérer comme passé le mal qu'il a injustement subi, afin que celui-ci ne cadenasse pas l'avenir de la relation.

    Au cours de ce long chemin, l'offenseur et l'ennemi peuvent même devenir de grands maîtres, comme l'enseigne la tradition bouddhiste, car lorsque nous sommes contrariés, offensés, critiqués, une plus grande conscience de nous-mêmes peut nous être donnée : un meilleur discernement de notre capacité de tolérance, de patience, de compréhension des autres, ainsi que de notre susceptibilité, de notre réactivité et du potentiel d'agressivité qui nous nous habite. De cette manière, celui qui a été offensé ne nie pas la dignité de celui qui l'a blessé, au contraire il y croit ; la vision du monstre se dissout et laisse place à l'autre, frère ou sœur en humanité, être fragile, capable toutefois de changer et de se convertir. 

    Si on arrive à dire oui à l'offenseur, alors cesse la peur face à lui : on lui manifeste sa propre confiance, en le libérant d'un poids écrasant et en lui reconnaissant la possibilité de la re-création.

    Enzo BIANCHI

    Don et pardon 

     


    7 commentaires
  •  

     

    Aujourd'hui Christiane  a dit adieu à son mari Michel, son cher compagnon.

    je pense affectueusement à elle et à tous ceux qui sont dans la peine. 

     


  •  

    Les mois d'hiver ont été propices à l'écriture, le début de printemps aussi ...

    et dans un joli livret,

    l'auteur (mon mari) nous présente l'histoire d'un jeune marginal parcourant les chemins des Cévennes accompagnés de 3 animaux dotés de surcapacités. 

    Il va faire la rencontre d'une jeune fille qui l'introduire dans une base-vie où des exclus de la société retapent un hameau en ruine.

    Cette base-vie se révèle un camp de travail et pour s'échapper, Dako fera appel au seul ami dans le secteur.

    -

    La pie en photo sur le première page est un joli oiseau sympathique, pas effarouché du tout que nous avons rencontré à Aubenas.

    Si vous souhaitez lire un petit livre (81 pages)  tout léger, tout mignon, je vous le recommande.

    Merci de l'indiquer sur le commentaire ou par mail.

    (prix de l'envoi : 7.25 euros port compris)

     


    8 commentaires

  • 8 commentaires
  • Enriqueta est à la barre pour ce défi  :

    Selon le principe que, c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes...Je vous propose de descendre en apnée dans la liste des anciens défis des Croqueurs. Pour Jeudi 19 Mars, Lundi 23 Mars et Jeudi 26 Mars choisissez un thème dans la liste des anciens défi et répondez-y.

    Vous pouvez utiliser deux ou trois défis différents pour chaque jour, ou un seul pour les trois, comme vous voulez. C'est l'occasion rêvée pour rattraper un défi auquel vous n'avez pas pu participer pour une raison quelconque. Si vous avez déjà participé à ces défis, vous pouvez republier votre ancienne participation.

     


     

     

    Portrait de son maître ou sa maîtresse

     

    La journée se passait un peu longue. Ce n’était pas l’habitude de la maison, il ne restait jamais plus de 5 heures tout seul.  Et là, le chien Toufou, après quelques siestes, trouvait qu’ils étaient bien longs à revenir. Aujourd’hui, ils étaient partis admirer les loups.

    Ils, Léonard et Mona. Quant il songeait  à ses deux humains, la tendresse venait dans ses yeux de petit loup noir. A qui penserait-il maintenant, à Mona ou à Léonard, ses deux amours ? Peut-être à Léonard, le grand rêveur, le grand faiseur de mots, l’étourdi, le râleur au grand cœur.  

    Ah celui-là, il aimait les animaux ; les araignées, il les saisissait doucement et les mettaient dehors. Il ne supportait pas les corridas, ni les abattoirs. Mon bonheur était de faire les yeux doux lors des repas. Et de rester, tranquille, sage et  l’humain craquait : du munster,  hum mon délice ! Il était extraordinairement bon et ne savait se fâcher qu’avec  les humains. 

    Je ne savais pas trop ce qu’il faisait durant sa vie professionnelle ;  fonctionnaire, je crois .. et alors souvent à la maison pour écrire, peindre et me promener. Je ne pouvais pas dire la viande avait presque disparu de sa table et pourtant il ne manquait pas d’acheter quelques ailes de poulet, quelquefois même des escalopes de volaille qu’il me cuisinait régulièrement.

    Quel râleur quand son ordinateur ne lui obéissait pas, lorsque son couteau suisse jouait à cache cache, lorsqu’elle (Mona) avait rangé la chambre et mis dans le linge sale, ses chaussettes. Ouh là là, que de cris et d’exclamations ! Ouf il y avait la balle jaune et là, avec lui je m’amusais comme un fou. Pour cela il était bien meilleur partenaire que la gente dame, il lançait à toute vitesse  et bien loin la boule … j’aimais et sautais et riais.

    Mon cher Léonard qui aimait si fort les mots, si fort les petits drones , si fort les écrivains qu’il choisissait de ne pas sortir certains jours pour mieux les lire .. d’ailleurs cela m’arrangeait bien.

    Et dring… dring… les voici, je parie que c’est encore lui qui sonne pour annoncer leur retour. J’y vais, j’y cours, j’y vole …

     


    20 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique