• Joann Sfar (le chat du rabbin)

     

    Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

    31 octobre, un avion charter russe explose en plein ciel en Egypte. 224 personnes meurent, des familles, des enfants, des jeunes, des grands-parents.

    des gens comme vous et moi.

    12 novembre, à Beyrouth, dans un fief chiite, dans une rue commerçante,  41 personnes meurent, des commerçants, des acheteurs, des pratiquants et des non-pratiquants

    des gens comme vous et moi.

    13 novembre, au Bataclan, devant des terrasses de café, devant le stade de France, à Paris 129 personnes meurent, des jeunes aimant la musique, le sport, des hommes, des femmes.

    des gens comme vous et moi.

     

    "Ce n'est pas humain" dit le pape François


     

     

    Je présente toutes mes condoléances à tous les hommes et à toutes les femmes qui ont perdu si brusquement un être cher, un innocent. 

    Je pense à tous ceux qui sont blessés, qui ont été témoin de ces tragédies. Que l'amour de leurs proches, les aident à supporter leurs souffrances.

    Et qu'ensemble, nous affirmions notre attachement à la paix, à la liberté, à l'égalité et à la fraternité. 

     

     

      Jean JULLIEN

     

     

     

     

     

     


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  • ... Et est-ce si difficile de croire que des âmes pourraient elles aussi emprunter ces mêmes chemins (ondes électromagnétiques ... téléphone ... mails .. réseaux de fibres ... ) ? Que son père, Etienne, Mme Manec et le jeune Allemand nommé Werner Pfennig puissent hanter le ciel par nuées, comme des aigrettes, des hirondelles, des étourneaux ? Que ces âmes migratrices puissent emprunter la voie des airs, souffle perceptible seulement à une oreille attentive ? Elles volent au-dessus des cheminées, passent sur les trottoirs, se faufilent à travers vos vêtements, votre veste et votre chemise, votre sternum et vos poumons, s'en échappent - notre atmosphère est une bibliothèque recueillant toutes les vies qui ont jamais été vécues, toutes les phrases jamais prononcées, les mots jamais transmis.

    A chaque instant, se dit-elle, quelqu'un qui a vécu cette guerre disparaît. (2ème guerre mondiale).

    Nous ressuscitons dans l'herbe. Dans les fleurs, la musique.

     

    Anthony DOERR

    Toute la lumière que nous ne pouvons voir

     

     


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    Bonsoir,

    durant deux jours au moins, nous avons été privés de nos photos et c'est là que je me suis rendue compte comme j'aime les images ... les mots bien sûr, mais les images aussi.

    Depuis un peu plus d'un an, je suis sur la plate-forme eklablog qui est très agréable à utiliser. Elle est gratuite, c'était une priorité pour moi. Bien sûr le choix de publicité est possible et j'ai fait ce choix pour laisser la moitié des revenus (légers ... au maximum 40 centimes par mois ) à eklablog et à la SPA. (car les possibilités de dons sont envisageables et j'ai apprécié).

    Je souhaite à toute l'équipe de souffler un grand coup, car le stress devait être au maximum. J'ai travaillé dans un service informatique et je sais ce que sont les difficultés matérielles ou logicielles qui font que le soir, vous recherchez encore les solutions possibles. 

    Et je dis merci à toutes mes visiteuses (visiteurs) car sans partage, le blog n'est rien.

    Bonne soirée à tous 


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    L'écrivain P.R., qui est l'une de nos voisines et amie en Bourgogne, mariée et vivant jusqu'il y a quelques mois avec un autre écrivain, C.D., disparu récemment après l'échec d'une transplantation cardiaque, m'a raconté l'histoire suivante :

    un soir de ce dernier été, seule dans sa chambre à la campagne, elle fut soudain prise d'une crise de cafard et ouvrit un livre de C. pour "se rapprocher de lui en pensée". Lorsque, après un petit moment, elle releva les yeux de son livre, elle vit qu'un papillon, tel qu'elle n'en avait jamais aperçu auparavant dans les parages, était venu se poser sur le drap à la hauteur de sa chambre. Il resta là tout le temps de sa lecture et, en quelque sorte apaisée par sa présence, elle finit par d'endormir.

    A son réveil, le papillon avait disparu.

    Elle décida alors d'écrire une nouvelle sur cette étrange survenance...

     

    Denis Grozdanovitch

    la puissance discrète du hasard


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  • Sur l’île de Kos, vivent  des hommes, des femmes, des enfants partis de leur pays, la Syrie  Sur l’île de Kos, vivent  des hommes, des femmes, des enfants partis de leur pays, la Syrie

     

    (photos faites par mon mari)

    Sur l’île de Kos, vivent  des hommes, des femmes, des enfants partis de leur pays, la Syrie

    (septembre 2015)

     

    Nous savions en arrivant à l’île de Kos que nous rencontrerions certainement des réfugiés dans la ville principale.

    Seulement , les voir à télévision ou lire des articles dans les journaux est différent du regard direct.

    A Kos, près de la forteresse, près du platane millénaire d’Hippocrate, ils dormaient dans des tentes, celles que nous utilisions pour faire du camping quand les enfants étaient petits : des tentes igloo de couleur bleue.

    Quand nous les avons vu, ils étaient calmes et sereins, attendant un départ pour l’Europe du Nord, pas affolés, pas quémandeurs, juste des gens normaux appelant leurs proches au téléphone, assis dans leur tente, ou allant vers les camionnettes qui venaient distribuer des produits alimentaires. L’association MSF (médecin sans frontière) leur proposait des visites médicales gratuites.

    Si certaines personnes allaient les voir et discuter avec eux, nous ne l’avons pas fait. J’ai juste échangé des sourires avec des femmes et aussi un bonne chance à l’un d’eux.

    Je vais vous partager  les images qui me restent :

    • Près des ruines de la ville grecque ancienne, un homme lavait son pantalon et le faisait sécher sur une colonne antique,
    • Une femme nettoyant sa tente,
    • Des enfants du voyage (gitans) qui quémandaient de l’argent aux touristes, regardaient par-dessus un pont les réfugiés.
    • Deux petites filles qui se disputaient une peluche, un petit chat noir et blanc il me semble,
    • Un papa qui donnait à un autre papa, un paquet de couches pour son enfant,
    • Un bébé pris dans les bras pour quémander un peu plus plus de lait, puis après le départ de la camionnette, il était bichonné et embrassé par tous,
    • Une famille avait étalé sa lessive sur la haie (une maman avec plusieurs enfants),
    • A un burger king, des femmes avec leurs enfants attendaient le départ, les sacs à dos, posés, et d’autres femmes leur disant au-revoir,
    • Une Anglaise d’origine française par son grand père : Jean Burger, si j’ai bien compris, s’occupant d’une association d’animaux (chats et chiens des rues soignés et stérilisés) avait accueilli une nuit une jeune femme syrienne ; son mari avait été tué parce qu’il vendait de l’alcool.
    • Deux femmes qui distribuaient de la nourriture.

     

    Sur l’île de Kalymnos, à 45 mn de l’île de Kos, ce sont surtout des familles qui étaient là et vivaient dans la salle d’attente de la station maritime ; elles attendaient comme tous attendent le bateau ou le train suivant. Certains se baignaient dans la mer voisine, pour les femmes avec leur voile. La majorité des femmes que j’ai vues étaient voilées.

    A Kalymnos, plus facilement abordable car pas de poste de police sur une îlot voisin, ce sont les gens de la ville qui venaient leur apporter matelas, lit et nourriture. Une jeune femme nous expliquait qu’ils restaient 3 ou 4 jours et rejoignaient Athènes avant d’aller dans un pays d’Europe du Nord (Allemagne, France …).

    Egalement, j’ai vu régulièrement sur le ferry qui faisait la traversée entre Mastihari (notre lieu de villégiature) et Kalymnos des militaires, des camions. Le soir avant de reprendre le ferry, nous avons attendu plus d’une demi-heure … le garage du ferry était presqu’entièrement occupé par des camions militaires emplis de pierres, de machines excavatrices. Il semblerait que le militaires comme à Metz pour les gens du voyage, fassent des murs de pierre pour empêcher l’entrée des migrants.

    De retour en Lorraine, notre maire a prévu d’accueillir 250 Syriens et l’Evêque mobilise le Secours Catholique pour aider à leur accueil et tous deux font appel à la population pour donner des cours de français, les accueillir pour un repas ou pour simplement les aider. Dans les hypermarchés, ils font des demandes pour les futurs réfugiés et aussi pour ceux qui sont en Syrie.

    Cela me rappelle la 2ème guerre mondiale et tous les réfugiés lorrains, alsaciens qui ont été en Dordogne ou ailleurs. Quitter sa maison est un crève-cœur. Il est de notre devoir de les aider à notre mesure.

    Je leur souhaite, de tout cœur, que leur pays retrouve la paix et qu’ils puissent rejoindre leur pays. Quitter son chez soi dans ces conditions de guerre est épouvantable et traverser tous ces pays est une épreuve. Ce qu’ils souhaitent, c’est vivre en paix. Espérons qu’ils trouvent leur place là où ils vont.  


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