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    Le ciel est d'un azur

    qui crie sa franchise,

    sa joie, Alléluia !

    Les humains marchent

    mieux, limpides, nets.

    Le chien se roule dans l'herbe

    bonheur simple de vérité.

    Les maisons s'éclaircissent.

    Bizarre, tous oublient l'hiver.

    Une plante, modeste, se livre

    à l'assaut du réel.

    Miaule le chat, faim retrouvé.

    Pas besoin de demain, le ciel...

     

    Agab / février 2019

     

     


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  • photos rêveuses

     

     

    photos rêveuses

     

     

    photos rêveuses


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  • Jouons,

    Jouons au crocodile.

    Là et là, la mare

    Et quand je m'approche

    Tu m'attrapes.

    Là et là, la mare

    Et moi, je me défends.

    Jouons,

    Rires et rires,

    La jeune enfant toute en énergie

    ne craint pas la crocodile

    que je suis, pleine dents. 

    Jouons,

    Encore et encore,

    au crocodile dans sa mare.

     

    Agab - 11/18


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  • Electricité dans l'air

    L'énervement se communique

    d'homme à femme à enfant

    Clôture de nos champs intérieurs.

    L'orage secoue, l'orage crache.

    Le dragon échappe à notre raison.

    Certains crient des propos infamants,

    D'autres tirent sur les ennemis :

    Pan, rage au ventre, pan, se venger.

    L'énervement rompt l'humanité

    Le dragon, sans amour, implose.

     

    Agab - 11/18


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    Métro – ligne 4 – station Saint Sulpice – vendredi 17 h

     

    Les gens s'entassent, station après station. Ils sont plus proches qu'avec leurs proches. En premier, entrer, trouver une place debout, se tenir à une barre, se caler dans un coin. La rame tortillonne dans le long tunnel. Prenant de la vitesse, décélérant. Prochaine station, plusieurs sortent, en entrent plus nombreux. Une femme à l'âge de la retraite, gilet aux losanges blanc et noir, queue de cheval blanche, partage « si une bombe explosait, là, maintenant ! Que de ravages » et poursuit « je n'ai pas peur de mourir ! ». Rame suivante, des hommes, 3, blousons en cuir, descendent pour permettre de sortir et reviennent. Un homme noir, athlétique, cherche à se caser sans écraser les pieds de quiconque. Ma voisine, Marianne possible, peau blanche, cheveux blonds, yeux bleus, tailleur bleu France, se colle davantage pour qu'une voyageuse, une étrangère, anglaise, américaine, 50 ans peut-être et rayonnante, peau noire, avec son sac sombre aux fleurs rose fuchsia puisse rester debout. Elle murmure quelques mots assourdis par le bruit. Plus loin, mon amie sourit, un rien séparées par plusieurs personnes dont une femme trapue au visage basané, peut être femme du voyage, maintenue par son mari. Station suivante, les Halles peut-être, Marianne descend, d'autres aussi, s'installent des étudiants aux traits poupins avec leurs sacs chargés qui se préparent à rentrer en Province chez papa et maman. Nous nous habituons à voyager, de façon si compacte, devenons un moment des compagnons. Station gare de l'Est, il faut bien 2/3 minutes pour que tous descendent. Une jeune enfant, deux ans peut être, dans les bras de sa mère d'origine africaine, sourit. Elle est ravissante avec ses multiples chouchous dans ses cheveux crépus. Beaucoup lui font au revoir. Gracieuse, elle  nous salue de sa petite main. Il est temps de suivre la longue file, torrent impétueux jusqu'aux quais de la gare.

     

    Nous sommes tous vivants !


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