• la muraille de Chine (Christian BOBIN)

     

     

    Les herbes du jardin sont aiguisés par le soleil. Le vent passe sa main dessus pour en éprouver le tranchant

    Ma vie de jeune homme fut un sommeil à peine troublé par les rêves des livres. J'aurai pu devenir une légende chez les chats.

    Le vent s'éloigne. Les herbes feignent l'immobilité.

    J'aurais voulu vivre et écrire comme un nuage. C'était mon ambition, idiote comme toutes les ambitions.

     

    Christian BOBIN

    La muraille de Chine


  • Commentaires

    1
    Jeudi 10 Octobre à 15:16

    Quelle beauté ! C'est de la poésie pure.

    2
    Jeudi 10 Octobre à 16:13

    après avoir lu, fermer les yeux et se sentir brin d'herbe ...

    c'est si bon !

    amitié .

    3
    Jeudi 10 Octobre à 17:24

    Très belle prose poétique.
    Merci du partage Andrée, d'autant que j'aime beaucoup Christian Bobin.
    Bises et belle fin de soirée

    4
    Jeudi 10 Octobre à 18:17

    Merci pour cette jolie dédicace au vent et au jardin de Christian Bobin , c'est superbe .

    Bonne soirée 

    Bises 

    5
    Jeudi 10 Octobre à 18:22

    Un très bel extrait Andrée, merci. Bises

    6
    Vendredi 11 Octobre à 03:04
    colettedc

    J'♥ beaucoup ! Merci Andrée de ce bon partage !

    Bon vendredi,

    Bises♥

    7
    Vendredi 11 Octobre à 15:57

    "vivre et écrire comme un nuage"

    J'essaie d'imaginer

    moi, j'ai seulement rêvé d'être un oiseau

    8
    Vendredi 11 Octobre à 19:49

    C'est joliment dit. Merci pour le partage et bonne soirée. Bisous

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