• la fraternité (Christophe André)

    La fraternité, c'est ce sentiment émouvant de proximité avec les autres humains. C'est le moment où la conscience de nos ressemblances submerge la conscience de nos différences, les fait apparaître minimes, dérisoires, inutiles, absurdes. Le moment où nous sautent aux yeux nos similitudes sur ce qui est fondamental : nous avons tous les mêmes besoins, les mêmes aspirations, les mêmes idéaux, les mêmes faiblesses...

    Souvent, nous faisons l'expérience de la fraternité lorsque nous sommes émus ensemble : dans la joie (lors des fêtes, des victoires sportives) ou dans la peine (lors des deuils, des attentats, des catastrophes naturelles).

    Mais nous pouvons aussi la ressentir lorsque nous sommes émus seuls : par notre bonheur (car les émotions positives nous ouvrent aux autres) ou par le malheur d'autrui, comme dans la compassion, cette empathie chaleureuse habitée par de l'affection. Car, dans la compassion, il y a trois dimensions : la conscience de la souffrance d'autrui, le désir de la soulager, et aussi le sentiment de fraternité avec lui (par la conscience que nous pourrions bien nous trouver à sa place).

    ...

     

    Notre vie intérieure nous offre de nombreuses occasions d'accéder au sentiment de fraternité, de nous interroger sur le prêt-à-penser du "moi je" pour aller au-delà vers le "nous". En général, tout démarre sur les émotions, ces petits signaux physiques que quelque chose d'essentiel et universel se joue en nous. Et surtout des émotions sociales : quand nous sommes émus par autrui, c'est que le sentiment de fraternité commence à s'activer.

    ...

    La fraternité et sa conséquence naturelle, la solidarité, sont à la base des sociétés humaines. Et c'est pourquoi elle est peut-être l'un des ressentis de notre vie intérieure qui peut changer le plus de choses dans le monde extérieur...

     

    Christophe ANDRE

    la vie intérieure

     


  • Commentaires

    1
    Vendredi 30 Novembre à 15:57
    Martine Martin

    De belles paroles mais qu'en est il dans la réalité ?Bon week-end et à lundi. Bisous 

    2
    Vendredi 30 Novembre à 17:12

    Là, j'avoue que Liberté, égalité et fraternité, sont pour moi trois très belles utopies.
    De doux rêves pour que l'espèce humains s'auto rassure, mais qui dans la réalité ne sont que des concepts loin de la réalité... Sauf peut-être pour quelques peuplades reculées du monde moderne.
    Bises et bonne soirée Andrée

    3
    Vendredi 30 Novembre à 17:25
    daniel

    Je me sens en affinité avec Christophe André. Belle idée que de diffuser ce texte. La fraternité, ça se pratique au quotidien.

    4
    Vendredi 30 Novembre à 17:50

    Je n'ai jamais lu un de ses livres mais j'avoue que ce que j'ai pu lire, plus ton article avec l'extrait ,ça donne à réfléchir sur nous-mêmes. Merci beaucoup, bon week end.

    5
    Vendredi 30 Novembre à 18:25

    La fraternité,, c'est ce qui nous rend  humains...C'est une utopie, certes, mais qui parfois se réalise...Merci de nous le rappeler

    6
    Vendredi 30 Novembre à 18:42

    La fraternité existe bien sûr mais elle est souvent temporaire et sous le coup de l'émotion mais après?

    Bises du soir

    Mireille du sablon

    7
    Vendredi 30 Novembre à 21:50

    c'est peut-être de cela qui est en cours actuellement, notre solidarité de peuple à l'encontre des misères sociales qui nous écrasent, nul n'en est à l'abri ... 

    beau texte, belle pensée !

    amitié .

    8
    Samedi 1er Décembre à 03:45
    colettedc

    Merci de cet intéressant partage, Andrée ! Bonne fin de semaine,

    Bises♥

    9
    Samedi 1er Décembre à 08:33

    Bonjour Andrée,

     

    Oui, je suis en accord avec ce que dit ce Monsieur.  Mais je ressens aussi ce paradoxe: comment peut-on voir tant d’élans généreux, de dons de soi-même lors des catastrophes telles que celles que nous venons de vivre dans l'Aude; et puis ces réactions de haines envers l'étranger, la maltraitance au quotidien envers les femmes, enfants, personnes âgées ou animaux...

     l'être humain, cet étrange animal n'en finit pas d'apprendre à évoluer, à être sage. Le chemin a l'air long...

    Bises

    10
    Samedi 1er Décembre à 11:53

    C'est un auteur que j'apprécie et dont j'ai plusieurs ouvrages

    11
    Dimanche 2 Décembre à 11:43

    Il faudra que nous y repensions vraiment.

    12
    Dimanche 2 Décembre à 17:47

    Un texte à lire et à relire. Merci pour ce bel extrait Durgalola et belle fin de dimanche, je t'embrasse.

    13
    Dimanche 2 Décembre à 20:58

    Bonsoir Andrée. Ces paroles sont pleines de sagesse, mais tous les hommes n'ont pas envie d'être fraternels et sont imbibés de haine. Bonne soirée et bisous

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