• images de vacances sans photos

    avec les photos, j'essaie de saisir le parfum de la terre où je séjourne, de partager sa beauté, son originalité. Et cela n'est pas tout, il existe aussi les moments uniques :

     

    A Meursault, l'orage arrive, nous nous abritons sous le grand parapluie bleue et rentrons vite au camping. Bien abrités dans la caravane, nous voyons le déluge d'eau, entendons les coups de tonnerre et je compte les espaces entre l'éclair et son cri guttural. Un, deux, trois, quatre, cinq ... kilomètres.

    Et soudain, lumière rose entourant l'arbre face à nous, puis lame d'or s'enfonçant dans le sol, et énorme BOUM. La foudre vient de tomber, je dirai plutôt, de s'enfoncer directement au centre de la terre. Une seconde, deux peut-être. C'est ahurissant .Puis un oiseau tombe de l'arbre. Rudement. Il est foudroyé et à chaque sursaut, je me demande s'il n'est pas mort. La pluie torrentielle s'abat sur le camping. Vais-je aller le chercher ? J'hésite. dix minutes s'écoulent, goutte à goutte et l'orage-dragon s'en va plus haut vers Beaune. Et j'aperçois dans le sombre qui s'installe,  l'oiseau, tourterelle ou pigeon qui se déplie, lentement et à droite, soudain, s'envole. 

    Il a survécu.

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    Dans le village vauclusien, au pied de l'église, nous nous apprêtons à visiter le village. A peine, la porte ouverte, l'enfant, presque un adolescent, dix ou douze ans s'approche un ballon à la main. Savez-vous comment je m'appelle ? Il insiste, insiste à plusieurs fois. Je lui dis, ton nom doit être original pour que tu nous le demandes. Et sans attendre, il répond Optimus Prime. Il parle fièrement, je dirai sérieusement. Optimus (le meilleur en latin). un prénom bien difficile à porter.

    Ce n'est qu'au retour que Monsieur Wikipédia m'apprend qu'il est le personnage principal des Transformers, un héros courageux et juste et sa devise est "la liberté est un droit dû à chacun".

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    après l'autoroute, le gps nous choisit des petites routes de rien du tout pour rejoindre Vaison-la-Romaine, nous traversons des paysages campagnards isolés ; la vitesse est limitée car la largeur de la route l'est aussi. Et soudain, après quelques tournicotis, tournicotas, une odeur puissante nous enveloppe, une odeur large, je n'ai jamais senti une telle fragrance : c'est la lavande, la lavande qui est en train d'être coupée. Elle est reine, elle est sauvage. Déboucher un flacon d'huile essentielle, et le faire vagabonder autour de vous, laisse un sillage léger. La je deviens lavande.

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 28 Juillet à 16:49

    l'odeur de la lavande...cela doit être géniale.....!!

    et que sentons-nous par chez nous ??

    préfère ne pas te le dire...
    sachant qu'il y a des vaches pas loin et un élevage de .....

     

    grand soleil en Alsace et du vent....  !!

     

    2
    Vendredi 28 Juillet à 16:52

    Qu'ilest bon de voyager ainsi en prenant le  temps de sentir et d'admirer tout ce qui vient à nous

    3
    Vendredi 28 Juillet à 17:58

    mais c'est si bien décris que pas besoin de photos, chacun peux imaginer, bravo !

    belle soirée à toi, bisous, ici on cuit..encore 36° , les vacanciers seront contents !

    bises, MIAOU !!!

    4
    Vendredi 28 Juillet à 21:48

    Merveilleuses, tes images sans photos ! Que tu écris bien ! Des photos ne pouvaient rendre cela.

    5
    Vendredi 28 Juillet à 21:49

    Bonsoir Andrée. J'aime bien tes évocations de vacances, surtout la  belle histoire de la 1ère, et le parfum de la lavande de la 3ème.

    6
    Samedi 29 Juillet à 08:59

    Les images étaient bien dans tes mots... Merci, Andrée.

    J'ai beaucoup aimé.

    Bises et douce journée.

    7
    Samedi 29 Juillet à 21:08

    Superbes récits particulièrement évocateurs !

    Quant au parfum de lavande : je confirme ! nous sommes souvent ralentis sur la route derrière les remorques de tracteurs pleines à craquer de lavande coupée... C'est PUISSANT ! Au point d'en avoir la nausée... et la tête qui tourne...  lorsqu'on ne peut doubler  !

    Merci Durgalola et bonne soirée

     

    8
    Dimanche 30 Juillet à 10:53

    Pas besoin d'images pour visualiser toutes ces situations, car tu les racontes si bien ! J'imaginais bien ce pauvre oiseau se relevant péniblement, tout comme la fierté de ce jeune garçon et ces champs de lavandes coupées ! ;-) Beau dimanche Durgalola, je t'embrasse

     

     

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