• Harmonie du soir de Charles Beaudelaire

    Harmonie du soir de Charles Beaudelaire

    les croqueurs de mots rendent hommage à Henri qui a embarqué pour des galaxies lointaines

    il aimait les alexandrins et je lui, vous offre une poésie  de Charles Beaudelaire

    Harmonie du soir

    Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
    Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
    Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
    Valse mélancolique et langoureux vertige !

    Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
    Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;
    Valse mélancolique et langoureux vertige !
    Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

    Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
    Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
    Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
    Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

    Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
    Du passé lumineux recueille tout vestige !
    Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
    Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

     

    Charles Beaudelaire

    pour Henri,

    pour Colette la tante de mon mari,  

    et Guy Noël un  de ses collègues

    (décédés tous deux cette semaine).

     


  • Commentaires

    1
    Jeudi 15 Juin à 14:54

    beau poème que je retrouve avec plaisir  et qui nous met en harmonie avec ceux   que l'on veut garder vivants au fond de nous.

    2
    Jeudi 15 Juin à 15:22

    Merveilleux poème...

    3
    Jeudi 15 Juin à 16:09

    Je l'ai relu avec plaisir. Il aurait plu à Henri. Bisous.

    4
    Jeudi 15 Juin à 17:18

    Magnifique poème Andrée, merci !

    Bises et bonne soirée

    5
    Jeudi 15 Juin à 20:00

    J'ai eu beaucoup de mal avec ce poème lorsque j'étais lycéenne, mais aujourd'hui c'est différent.

    Il y a des mots qui sont aussi un bel hommage.

    Merci, Andrée. Pensées pour ceux qui ne sont plus.

    6
    Vendredi 16 Juin à 10:18

    Un beau choix pour ce merveilleux poème de Baudelaire. Deux personnes qui tirent leur révérence la même semaine, dur dur pour ceux qui restent. Bises amicales (Henri ne m'en voudrait pas de le paraphraser)

    7
    Vendredi 16 Juin à 10:27
    véroniqueBM

    oh ! souvenirs scolaires ! je l'avais apprise, je pense en primaire ! de beaux souvenirs ! bises

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    8
    Josette
    Lundi 19 Juin à 14:23

    magnifique pantoum c'est un de mes poème préféré de Baudelaire

    que tous repose en paix et que la terre leur soit légère

     

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