• L'amour est difficile. Car c'est toujours une sorte de grâce.

    Pourquoi je t'aime ? Je peux bien sûr établir une liste des raisons.

    Heureusement, elle ne dit rien de l'essentiel. Au fond, je ne sais pas pourquoi je t'aime, et c'est pourquoi je t'aime. Je t'aime parce que tu es qui tu es.

    C'est simplement le fait que tu sois qui me comble, m'apaise, me réjouit.

     

    Fabrice MIDAL

    Foutez-vous la paix ! et commencez à vivre

     


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  • "Mille fleurs quand arrive le printemps...

    mais pour qui s'ouvrent-elles ?"

     

    Chaque année au printemps tout fleurit. Mais pourquoi, pour qui s'ouvrent ces fleurs ? 

    A cette question voici la réponse : pour la simple beauté de fleurir, sans autre intention, pour la seul raison de fleurir.

     

    Tout simplement fleurir

    Lorsque arrive le printemps tout refleurit, pour notre plus grand plaisir. Mais pour qui s'épanouissent-elles, ces fleurs qui partout éclosent, jusque dans les endroits les plus secrets ?

    Nous voulons être reconnus pour nos actions, en être félicités. Mais les fleurs, dans les jardins, les montagnes, aux abords des chemins, fleurissent pour elles-mêmes, accomplissant leur nature, leur propre tâche. Elles sont, pour nous qui ne pouvons penser en toute innocence, un enseignement précieux : celui du difficile travail, né de l'être même, sans intention particulière.

    Le camélia ne pense pas à devenir cerisier ou hibiscus ! la tulipe et la marguerite ne désirent pas fleurir en hauteur, sur une branche d'arbre ! Toute plante s'efforce tout simplement de s'épanouir, offrant à nos yeux l'éclat ingénu de sa beauté. 

     

    Une beauté zen

    paroles de moines

     

     

     

     


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    La nature humaine n'est pas mauvaise. Tous les plaisirs ne sont pas pervers. Tous les désirs spontanés ne sont pas égoïstes.

    La doctrine du péché originel ne prétend pas que la nature humaine a été totalement corrompue et que la liberté tend toujours vers le péché.

    L'homme n'est ni ange, ni démon.

    Ce n'est pas un pur esprit, c'est un être de chair et d'âme, sujet à l'erreur et au mal, mais essentiellement enclin à chercher la vérité et le bien. Certes, il est pécheur ; mais son cœur est sensible à l'amour et à la grâce, ainsi qu'à la bonté et aux besoins de son prochain...

     

    Thomas MERTON

    (Vie et Sainteté)


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  • Au-delà de l'éternel dilemme entre un pessimisme démobilisateur et un optimisme rassurant, c'est le réalisme qui doit désormais éclairer nos actes.

    Nous sommes tous invités à témoigner et à œuvrer pour que la vie dont l'intelligence et la beauté sont évidences nous inspire pour construire et habiter un monde apaisé et digne de cette intelligence et de cette beauté. Nous n'avons pas d'autre choix.

     

    Pierre Rabhi

    la convergence des consciences


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  • A la question : "Mais, Monsieur, qu'est-ce qui nous assure que l'homme a une âme ?", un de mes collègues à l’Université de Strasbourg avait répondu spontanément : "Quand un homme torture un homme, il essaie de tuer un peu plus que son corps."

    Réponse qui m'habite depuis : le tortionnaire prouve que l'homme est esprit, et pas seulement corps et psychisme : nombre de procédés de torture (diffusion en boucle d'une musique angoissante, isolement...) ne laissent aucune trace physique. Ce que le tortionnaire cherche, c'est plus qu'inscrire dans l'économie psychique de sa victime sa propre trace, et celle de l'idéologie qu'il sert, en marquant sa mémoire au fer rouge de la souffrance endurée.

    C'est en laissant le corps en vie et la conscience en alerte, blesser chez sa victime ce qui lui est plus précieux et atteindre ce qui constitue le cœur battant de sa vie : son esprit. Cette victime, il veut "se la faire" : en faire sa chose, en faire une chose, et, comble de l'horreur, en faisant d'elle si possible, le témoin de sa propre chosification. 

    Avec scalpels et bistouris, il ne veut tuer ni le corps, ni l'âme (au sens psychologique du mot), mais profaner le centre secret d'où un être humain rayonne. Il veut piétiner ce qui fait de l'homme une personne. Per-sona, dit le latin, ce qui, littéralement, "laisse passer la voix" : le tortionnaire cherche à barrer définitivement le passage à toutes grâces futures, il veut détruire, peu à peu, délicieusement, le canal par où la joie de vivre se fraie (jadis) un passage.

    Simone Weil écrit quelque part : "il y a dans le cœur de tout homme quelque chose qui s'attend à ce qu'on lui fasse du bien, et non du mal. C'est cela qui est sacré en tout être."

     

    Martin STEFFENS

    Rien de ce qui est inhumain ne m'est étranger

     


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