• Pourquoi ce livre plutôt qu'un autre ?

    je l'ai offert pour Noël à ma soeur ... elle m'a dit que j'aimerai !! oui, c'est l'histoire d'une jeune fille allemande, Elsie, fille de boulanger, qui rencontre un jeune enfant juif venant se réfugier ... et 60 ans plus tard, au Texas, sa rencontre avec une journaliste américaine confrontée à la dure réalité des migrants mexicains. 

    Pourquoi vous offrir ces mots au lieu d'autres ?

    cela aurait pû être une description de l'odeur et du gout des viennoiseries, des pains réalisés, des schnecks... et ce sera un extrait d'une lettre envoyée par Elsie (partie au Texas) en février 1947, tout simplement parce que je suis d'accord avec cette phrase, "personne n'est mauvais ou bon par naissance ...". 

     

    "Comment va Papa ? Je regrette amèrement notre séparation difficile. Je prie pour son pardon et sa bénédiction. Il me manque et j'espère qu'il finira par comprendre que le monde a changé et l'Allemagne avec lui. Personne n'est mauvais ou bon par naissance, nationalité ou religion. Au fond de nous, nous sommes tous maîtres et esclaves, riches et pauvres, parfaits et imparfaits. Je sais que je le suis et lui aussi, il l'est. ..."

     

     

     


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    A beaucoup de danger est sujette la fleur (J.Baptiste Chassignet)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    A beaucoup de danger est sujette la fleur,

    Ou l'on la foule aux pieds ou les vents la ternissent,

    Les rayons du soleil la brûlent et rôtissent,

    La bête la dévore, et s'effeuille en verdeur :

     

    Nos jours entremêlés de regret et de pleur

    A la fleur comparés comme la fleur fleurissent,

    Tombent comme la fleur, comme la fleur périssent,

    Autant comme du froid tourmentés de l'ardeur.

     

    Non de fer ni de plomb, mais d'odorantes pommes

    Le vaisseau va chargé, ainsi les jours des hommes

    Sont légers, non pesants, variables et vains,

     

    Qui, laissant après eux d'un peu de renommée

    L'odeur en moins de rien comme fruit consommée,

    Passent légèrement hors du coeur des humains. 

     

    Jean-Baptiste CHASSIGNET

    le mespris de la vie et consolation contre la mort, 1594

     


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  • Pourquoi ce livre plutôt qu'un autre ?

    tout simplement parce que j'aime les animaux et je sais qu'ils éprouvent des émotions. Djinnie et Durga tous les jours m'accompagnent dans notre vie et nous sommes les témoins de leurs émotions : joie, douleur, jalousie, tristesse, intérêt ... 

    Pourquoi vous offrir ces mots au lieu d'autres ?

    parce que lorsque j'ai pris le livre pour le feuilleter, il s'est ouvert à ce passage. 


     

    extrait du chapitre : le principe de précaution

     

    « Puisqu’il y a toujours une part d’incertitude, les décisions relatives au futur, grandes et petites, doivent toujours être prises sans aucune certitude. Attendre que l’incertitude soit dissipée est une approbation implicite du statu quo et souvent un prétexte pour le maintenir. L’incertitude, loin d’être un obstacle au progrès, est en réalité un puissant stimulus pour la créativité, dont elle est aussi un élément important » Henry POLLACK (Uncertain Science… Uncertain World)

    Pour ce qui est des émotions animales, je pense que nous en savons suffisamment – et plus que nous le pensons – pour modifier, dès maintenant, notre façon de traiter les animaux. Nous ne saurons peut-être jamais ce qui se passe dans le cœur ou l’esprit d’un animal, mais ce n’est pas nécessaire.

    Notre société doit simplement se demander : "Qu’est-ce qui causerait le plus de mal ? Qu’est ce qui entraîne le plus de conséquences ? Traiter les mammifères, les oiseaux, les poissons et les reptiles comme s’ils possédaient le spectre complet des émotions et toutes les nuances de la sensibilité, pour finir un jour par découvrir que les animaux ne possèdent que certaines de ces qualités ? Ou continuer à maltraiter tous les animaux pour finir par découvrir un jour que chaque espèce possède une sensibilité et une affectivité aussi riches que celles des hommes ?"

    Les cochons d’Inde et les éléphants apprécieraient certainement que nous appliquions le principe de précaution.

    Pour certaines personnes, cependant, il est très déroutant de reconnaître que les animaux éprouvent des émotions, en raison du traitement que leur inflige la société actuelle. Ce que nous ignorons, ou feignons d’ignorer, permet d’étouffer plus facilement notre sentiment de culpabilité ou nos remords face au sort inhumain réservé à beaucoup d’entre eux. C’est vrai des scientifiques dont j’ai parlé au chapitre cinq*, mais aussi des gens ordinaires, des administrateurs de zoos et des employés des firmes alimentaires. Mais lorsqu’on sape les fondements du doute, on se retrouve réduit au déni.

    Refuser de reconnaître la richesse de la vie affective des animaux nous épargne d’invoquer le principe de précaution et de changer notre façon de les traiter.

     

    Marc BEKOFF

    Les émotions des animaux

     

    * en effet, si certains scientifiques ont du mal à accepter l'existence des émotions animales, n'est-ce pas par crainte de passer pour des esprits "non scientifiques" ?


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  • Le jour chavire

     

    Immobile, la fourmi fait le guet, scrute

    le néant. Et le néant s'entend, au-delà des gouttes du feuillage   

    assombri et des murmures nocturnes des canyons de  l'été.

     

    Le sapin est debout, comme le curseur de l'horloge,

    dentelé. La fourmi s'embrase à l'ombre de la montagne.

    Cris d'oiseaux ! Et enfin. Doucement le chariot des nuages s'est

      mis à avancer.

     

    Thomas TRANSTRÖMER

    Baltiques (oeuvres complètes 1954-2004) 

    le printemps des poètes 2016


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  • Pourquoi lire ce livre plutôt qu'un autre ?

    pas pour son sous-titre (rencontre d'un jeune trader ...), un rien racoleur ... parce que Matthieu Ricard l'a dédicacé, peut être, parce que fontaines de l'éveil est réjouissant, eau lumineuse, parce qu'il s'agit d'un dialogue entre le bouddhisme et le christianisme, généreux, ouvert, large d'esprit.

    Pourquoi vous offrir ce passage plutôt qu'un autre ?

    parce qu'il parle du bonheur, de la vie.

    ********************************************

     

    - ... Ce que tu dois reconnaître, c'est qu'il n'y a pas d'objet à prendre et à retenir, pas même - et surtout pas ! - le bonheur. Tout ce que dont nous nous emparons nous montre qu'il ne peut pas être saisi. Tout nous abandonne, y compris notre corps et nos meilleures idées. La vie, le bien-être sont autre chose que ce que nous sommes habitués à chercher ou à produire. Ils ne sont pas même la sérénité ou la paix.

    "Bonheur" n'est qu'un mot. Pourtant il cache quelque chose d’essentiel, qui ne concerne que nous. Il n'y a qu'au moment de la mort que nous pourrons dire si nous sommes heureux. Le passage sera le moment de lecture de notre vie. La vie est toujours un présent. La bonne heure n'est qu'un présent. Notre présent. Dans cette question, il s'agit du sujet. De nous, de soi. Celui d'entre nous qui veut connaître la vie heureuse, qui ne se déploie pas ailleurs que chez soi, est appelé à changer d'habitudes, d'état d'esprit, à quitter la saisie dont se complaît son esprit, qui ne cesse de chercher des proies. Il doit se séparer de ce lieu où il croit qu'il trouvera "son bonheur" et où il le bloque. Il doit sortir de son état d'esprit habituel. C'est en sortant qu'il vivra."

     

     


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