• Un maître de l'Orient a vu un scorpion se noyer et décida de la tirer de l'eau, et lorsqu'il le fit, le scorpion le piqua. Par l'effet de la douleur, le maître lâcha l'animal qui de nouveau tomba à l'eau en train de se noyer.

    Le maître tenta de le tirer nouvellement et l'animal le piqua encore.

    Quelqu'un qui était en train d'observer se rapprocha du maître et lui dit :

    - Excusez-moi, mais vous êtes têtu ! Ne comprenez-vous pas que à chaque fois que vous tenteriez de le tirer de l'eau, il va vous piquer ?

    Le maître répondit :

    - La nature du scorpion est de piquer et cela ne va pas changer la mienne qui est d'aider.

    Alors, à l'aide d'une feuille, le maître tira le scorpion de l'eau et sauva sa vie et continua :

    - Ne change pas ta nature si quelqu'un te fait mal ; prends juste des précautions.

     


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  • La beauté est un mystère en pleine lumière. Il y a beaucoup de mystère autour de nous. Les uns, comme l'origine et la mort, sont sombres, opaques, effrayants. Les autres sont légers et gais. On dirait presque transparents. La beauté est un mystère qui danse et chante dans le temps et au-delà du temps. Depuis toujours et à jamais.

    Elle est incompréhensible. On a essayé de l'expliquer. Le plus souvent en vain. A coups de chiffres et de mécanismes. Le nombre d'or. La symétrie et la dissymétrie. Des influences. Un code. Une culture. Des rapports, des contrastes, des souvenirs, des surprises. Le hasard, comme toujours, et la nécessité. Pourquoi un temple est-il beau ? Pourquoi une musique est-elle belle . Pourquoi un être est-il si beau ? Pourquoi un livre est-il beau ? 

    Die Rose est ohne warum. Sie blühet weil sie blühet.

    "La rose est sans pourquoi. Elle fleurit parce qu'elle fleurit".

     

    Jean d'Ormesson

    Un  jour je m'en irai sans avoir tout dit 


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  • La liberté n'est pas de faire ce que l'on veut,

    car les désirs de l'homme sont illimités.

    Il vaut mieux faire décroître ses désirs...

    Taisen DESHIMARU


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  • Comme nous nous trompons ! Comme je me suis trompé ! Il me semble, tout à coup, que j'ai passé ma vie à me tromper. Nous ferions mieux de nous taire, de renoncer à toute action, de ne jamais rien écrire, de n'avoir aucun sentiment et aucune opinion.

    Nous commençons à savoir  - les exemples sont innombrables - que la seule leçon de l'histoire depuis les temps les plus reculés jusqu'à hier et aujourd'hui est que nos décisions et nos rêves sont toujours contrariés par la suite des évènements. Socrate avait raison de prétendre qu'il ne savait rien. Montaigne va plus loin encore. Il refuse de dire qu'il ne sait rien. C'est déjà trop. Sa formule est : "Que sais-je ?".

    Jean d'Ormesson

    Un jour je m'en irai sans avoir tout dit 


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  • ... de nombreux Pères de l'Eglise ou des maîtres spirituels de toutes les religions voient dans la solitude le chemin vers la béatitude. Beata solitudo, sola beatitudo. Pour eux, la solitude est le lieu où l'on trouve la paix de l'âme et où l'on fait l'expérience de se sentir accueillis par un Autre et dès lors réalisés comme personnes adultes.

    Dans ce cas, il s'agit évidemment de domestiquer la solitude, d'en exorciser le côté destructeur pour pouvoir jouir de son côté fécond et vivifiant. Il s'agit de la faire passer du statut d'ennemie à celui d'amie. De changer la malédiction en bénédiction. Travail difficile, pénible, que nous fuyons souvent par peur. Nous nous interdisons ainsi l'accès à cette "chambre secrète" qui est le lieu exclusif de la rencontre avec le mystère divin qui est aussi notre mystère et le lieu de notre pleine réalisation humaine.

    ...

    Une grande partie du chemin de la foi concerne la gestion de la solitude et la capacité de l'apprivoiser. Avec la faculté de la valoriser non comme fuite des relations humaines mais comme recherche d'un contact véritable avec son propre moi et avec la voix de la brise divine qui souffle dans les cavernes cachées de l'âme.

    ...

    Pour mieux comprendre, pour mieux sentir, pour mieux entrer en relation.

    La solitude des bienheureux est un "creuser" en vérité et en profondeur.

     

    Giorgio GONELLA 

    Le vent parfumé du désert


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