• Canada de Richard Ford

    Pourquoi ce livre plutôt qu'un autre ?

    c'est un livre offert à mon mari car j'aime beaucoup cet auteur. Il a fini de le lire et maintenant, ce fut mon tour.

    Pourquoi vous offrir ces mots au lieu d'autres ?

    C'est une histoire d'un adolescent qui se retrouve au Canada, dans une région peu hospitalière, le Saskatchewan (rivière rapide) , où la poussière, la chaleur sont là en été et l'hiver des moyennes de -10/-13 degrés. Il a dû quitter ses parents emprisonnés pour avoir braqué une banque et sa soeur s'est enfuie, ne voulant pas de la solution offerte par sa mère. Une solution pour éviter l'orphelinat. Là, il vit dans des conditions rudes et il travaille tous les jours. Son tuteur, le frère de l'amie de sa mère, est un personnage étrange, fuyant ou chaleureux qui va encore l'entraîner dans une situation impossible. La première partie décrit l'avant : ses parents, ce qui les entraîne fatalement vers cet acte délictueux. C'est un récit long dont le but pour moi était de nous faire entrer dans la peau de cette famille, de ce jeune et sa soeur, entrer dans la ronde de leur vie. La deuxième partie décrit son séjour au Canada. La troisième, très courte, l'histoire d'aujourd'hui, de cet adolescent devenu soixantenaire.

    Et j'ai choisi le dernier paragraphe du livre.

    ... Je crois que ce qu'on voit c'est l'essentiel, comme je l'ai enseigné à mes élèves, et que la vie est une forme qu'on nous présente vide. Alors si la signifiance des choses nous pèse, elle ne fait rien de plus. Le sens caché en est quasi absent. 

    Ma mère disait que j'aurais tous les matins du monde pour y réfléchir au réveil, et qu'alors il n'y aurait personne pour me dire quoi penser. J'en ai eu des matins, en effet.

    Ce que je sais, c'est qu'on a plus de chances dans la vie, plus de chances de survivre, quand on tolère bien la perte et le deuil et qu'on réussit à ne pas devenir cynique pour autant ; quand on parvient à hiérarchiser, comme le sous-en Ruskin, à garder la juste mesure des choses, à assembler des éléments disparates pour les intégrer en un tout où le bien ait sa place, même si avouons-le, le bien ne se laisse pas trouver facilement. On essaie comme dit ma sœur. On essaie, tous tant que nous sommes. On essaie.

     

     


  • Commentaires

    1
    Lundi 8 Août 2016 à 15:05

    trouver la juste mesure des choses, on essaie, c'est vrai, on essaie...

    2
    Lundi 8 Août 2016 à 16:47

    On essaie, et, on positive!

    bonne semaine!

    3
    Lundi 8 Août 2016 à 17:01

    Bon soir Andrée,
    Merci pour le partage.
    Une réflexion qui va parfaitement à la citation que j'ai déposée aujourd'hui ;-)

    « Quand tu te lèves le matin,
    remercie pour la lumière du jour,
    pour ta vie et ta force.
    Remercie pour la nourriture
    et le bonheur de vivre.
    Si tu ne vois pas de raison de remercier,
    la faute repose en toi-même. »

    Tecumseh, chef shawnee (1768 – 1813)

    Bises et belle fin d'après-midi

    4
    Lundi 8 Août 2016 à 17:14

    un livre offert à mon mari .... !
    hello.... il en a de la chance et qui le lira le premier ???

     

    5
    Lundi 8 Août 2016 à 17:51
    Martine 85

    J'adhère tout à fait au dernier paragraphe de conclusion. Tu me donnes vraiment envie de lire ce livre.

    Le plaisir de retrouver ton blog après une longue pause petites filles et traitement comme tu le sais. Je reviens en pointillés car même si je vais très en malgré le traitement lourd, je me ménage. Belle journée et bisous.

    6
    Lundi 8 Août 2016 à 17:56

    Bonjour  Durgalola,

    Je ne connais pas cet auteur, mais je vais me procurer ce livre le plus rapidement possible.

    Merci du partage.

    Bises bien amicales.

    Henri.

    7
    Lundi 8 Août 2016 à 18:00

    Ce dernier paragraphe en dit beaucoup ! il fait réfléchir au sens vrai de la vie.
    Ce n'est guère facile en effet, pour personne, mais quoi qu'il nous arrive il faut faire fasse le mieux possible et continuer d'avancer, de trouver un sens à cette vie, de savoir y dénicher les petits bonheurs qui s'offrent à nous, que l'on ne voit pas toujours. Moi je les note, le soir ... même les mini-bonheurs, il y en a toujours, ce serait-ce qu'un sourire ... un regard ... une fleur.

    Un bon livre en effet.

    Merci et belle soirée

    Bisous

    8
    Mardi 9 Août 2016 à 10:37

    On essaie, c'est vrai, et c'est ainsi que la vie continue. :)

    Merci, Andrée.

    Passe une douce journée. Merci pour ce livre.

    9
    Mardi 9 Août 2016 à 16:27

    Cet auteur sait en effet montrer ce qui est essentiel... Une lecture qui enrichit.

    10
    Martine
    Mercredi 10 Août 2016 à 05:33

    Bonjour Andrée,

     

    Ce livre a l'air très intéressant. J'aime particulièrement la dernière partie. Ce sens donné à notre passage sur Terre. J'ai aimé également la citation  de Pascale. Pleine de sagesse.

    Merci Andrée

    Bises

    11
    oliver
    Mercredi 10 Août 2016 à 10:06

    cet extrait me paraît proche du concept de résilience cher à Cyrulnik (?)

    12
    Mardi 16 Août 2016 à 17:31
    Martine 85

    Je n'aime pas trop christian Bobin, j'ai lu trop de citations de lui qui ne m'ont pas enthousiasmé certainement. Néanmoins il m'arrive aussi de le citer quand une citation m'a plu. Je trouve l'extrait que tu publies beau mais un peu morbide. Je ne lirais pas ce livre en ce moment. Difficile semaine passée pour moi. J'ai passé une journée aux urgences après avoir chuté dans ma douche suite à une malaise avec perte de connaissance. Rien de grave juste un des effets secondaires de la chimio, j'en découvre d'autres de temps en temps. Une légère commotion cérébrale, j'ai tapé contre la vitre de la douche d'après mon mari à qui j'ai fait très peur. Gros bisous

    13
    Jeudi 16 Novembre à 20:07

    Bonsoir Andrée. Ce livre semble intéressant. Je ne connais pas du tout l'auteur. Bonne soirée et bisous

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :